Une suite décrit une évolution étape par étape. Deux modèles reviennent sans cesse : on ajoute toujours le même nombre (suite arithmétique), ou on multiplie toujours par le même nombre (suite géométrique). Cette fiche te donne une méthode claire pour reconnaître la nature d’une suite, écrire son terme général, étudier son sens de variation et calculer une somme de termes.
Objectifs
À la fin de cette fiche, tu sais :
- reconnaître la nature d’une suite (arithmétique, géométrique ou ni l’une ni l’autre) ;
- écrire le terme général un à partir du premier terme et de la raison ;
- déterminer le sens de variation selon la raison ;
- calculer une somme de termes consécutifs.
Méthode
A. Reconnaître la nature.
- Calculer la différence un+1−un : si elle est constante, la suite est arithmétique et cette constante est la raison r.
- Sinon, calculer le quotient unun+1 : s’il est constant, la suite est géométrique et ce quotient est la raison q.
B. Écrire le terme général.
- Suite arithmétique de premier terme u0 et de raison r : un=u0+nr.
- Suite géométrique de premier terme u0 et de raison q : un=u0×qn.
- Si la suite démarre à u1, on remplace n par n−1 : un=u1+(n−1)r ou un=u1×qn−1.
C. Déterminer le sens de variation.
- Arithmétique : on étudie le signe de r. Si r>0 la suite est croissante, si r<0 elle est décroissante, si r=0 elle est constante.
- Géométrique à termes positifs : on compare q à 1. Si q>1 la suite est croissante, si 0<q<1 elle est décroissante, si q=1 elle est constante.
D. Calculer une somme.
- Entiers : 1+2+⋯+n=2n(n+1).
- Géométrique (avec q=1) : 1+q+q2+⋯+qn=1−q1−qn+1.
Exemple résolu
Exemple 1 - une suite arithmétique.
On considère la suite définie par u0=5 et un+1=un+3.
- On passe d’un terme au suivant en ajoutant 3 : la différence un+1−un=3 est constante, donc la suite est arithmétique de raison r=3.
- Terme général : un=u0+nr=5+3n. Par exemple u4=5+3×4=17.
- Comme r=3>0, la suite est croissante.
- Somme des termes de u0 à u4 : il y a 5 termes, on les additionne directement :
u0+u1+u2+u3+u4=5+8+11+14+17=55.
Conclusion : (un) est arithmétique de raison 3, un=5+3n, croissante, et u0+⋯+u4=55.
Exemple 2 - une suite géométrique.
On considère la suite définie par v0=2 et vn+1=3×vn.
- On passe d’un terme au suivant en multipliant par 3 : le quotient vnvn+1=3 est constant, donc la suite est géométrique de raison q=3.
- Terme général : vn=v0×qn=2×3n. Par exemple v3=2×33=2×27=54.
- Les termes sont positifs et q=3>1, donc la suite est croissante.
- Somme des termes de v0 à v3. On factorise par v0=2 et on utilise la formule géométrique :
v0+v1+v2+v3=2(1+3+32+33)=2×1−31−34=2×−21−81=2×40=80.
Conclusion : (vn) est géométrique de raison 3, vn=2×3n, croissante, et v0+⋯+v3=80.
Erreur classique
Faux : pour une suite géométrique de raison q=3 et de premier terme u0=2, écrire le terme général comme une suite arithmétique, un=2+3n (on ajoute la raison).
Vrai : dans une suite géométrique, on multiplie par la raison à chaque étape, donc la raison apparaît en exposant :
un=u0×qn=2×3n.
On retient : arithmétique → la raison s’ajoute (+nr) ; géométrique → la raison se met en puissance (×qn).
À retenir
D’abord la différence, puis le quotient. Si un+1−un est constant, c’est arithmétique (raison r, terme général u0+nr). Sinon, si unun+1 est constant, c’est géométrique (raison q, terme général u0×qn). Pour le sens de variation : signe de r pour l’arithmétique, q comparé à 1 pour la géométrique à termes positifs.