Fiche de révision · Terminale
Revision bac : probabilites
Revision bac de probabilites en terminale : variables aleatoires, esperance, variance, loi binomiale, concentration et denombrement, avec exemples corriges.
Mis à jour en juin 2026
Fiche de révision · Terminale
Revision bac de probabilites en terminale : variables aleatoires, esperance, variance, loi binomiale, concentration et denombrement, avec exemples corriges.
Mis à jour en juin 2026
Les probabilites sont un incontournable du bac de terminale. Cette fiche rassemble tout ce qu’il faut maitriser le jour J : décrire une variable aleatoire, calculer son esperance et sa variance, reconnaitre et exploiter la loi binomiale, appliquer l’inegalite de concentration, et compter avec le denombrement. Chaque notion est accompagnée d’un exemple recalculé.
A la fin de cette fiche, je sais
A quoi ça sert ?
Au bac, un exercice de probabilités te demande presque toujours de modéliser une situation (un tirage, une succession d’épreuves, un jeu) par une variable aléatoire, puis d’en tirer des prévisions chiffrées : un gain moyen, un risque, un nombre de succès attendu. L’esperance, c’est ta moyenne sur le long terme ; la variance, c’est la dispersion. La loi binomiale modélise tout ce qui se répète à l’identique (lancers, contrôles qualité, QCM au hasard). Et le denombrement sert à compter les issues avant de calculer la moindre probabilité. Bien tenir ces briques, c’est sécuriser plusieurs points le jour J.
Variable aleatoire et loi de probabilite
Une variable aleatoire associe un nombre à chaque issue d’une expérience. Sa loi de probabilité est le tableau qui donne, pour chaque valeur que peut prendre, la probabilité .
La somme de toutes ces probabilités vaut toujours :
Esperance, variance, ecart-type
Pour une variable aleatoire de loi :
La variance mesure la dispersion autour de . On utilise surtout la formule de Koenig-Huygens :
L’ecart-type est la racine carrée de la variance :
Calculer E(X), V(X) et l'ecart-type
Un jeu fait gagner ou perdre des jetons : vaut avec une probabilité de , vaut avec une probabilité de et vaut avec une probabilité de . (On vérifie : .)
Conclusion : le gain moyen est jeton, avec une variance et un écart-type .
Loi binomiale
On répète fois, de façon indépendante, une même épreuve qui n’a que deux issues : « succès » (probabilité ) ou « échec » (probabilité ). La variable aléatoire qui compte le nombre de succès suit la loi binomiale de paramètres et , notée .
Pour tout entier tel que :
Esperance et variance de la loi binomiale
Si , alors :
Ces formules sont à connaître par coeur : elles évitent de refaire le calcul terme à terme.
Une loi binomiale B(10 ; 0,3)
Une épreuve a une probabilité de succès , répétée fois de façon indépendante. On note le nombre de succès, donc .
Conclusion : , , et .
Inegalite de Bienaymé-Tchebychev
Soit une variable aléatoire d’espérance et de variance . Pour tout réel :
Cette inégalité majore la probabilité que s’écarte de son espérance de plus de , à partir de la seule variance.
Majorer une probabilite d'ecart
Une variable a pour espérance et pour variance . On majore la probabilité que s’éloigne de de plus de :
Conclusion : cette probabilité est au plus égale à (c’est une borne supérieure, la vraie valeur est souvent plus petite).
Inegalite de concentration et loi des grands nombres
Pour un échantillon de variables indépendantes et de même loi (espérance , variance ), la moyenne vérifie et . On en déduit, pour tout réel , l’inegalite de concentration :
À écart fixé, cette borne tend vers quand augmente : c’est la loi des grands nombres, qui garantit que la moyenne observée se rapproche de l’espérance.
Concentration de la moyenne d'un echantillon
On observe un échantillon de taille tiré d’une loi d’espérance et de variance . On majore la probabilité que la moyenne s’écarte de de plus de :
Conclusion : avec observations, l’écart de plus de a une probabilité d’au plus ; cette borne diminuerait encore avec un échantillon plus grand.
Denombrement : factorielle, permutations, combinaisons
Compter avec le coefficient binomial
Combinaison. Dans un groupe de personnes, on choisit un comité de membres (sans rôle distinct, l’ordre ne compte pas) :
Permutation. Le nombre de façons de classer finalistes sur un podium complet est .
Principe multiplicatif. Un code formé d’une lettre (parmi ) suivie d’un chiffre (parmi ) offre possibilités.
Conclusion : comités, classements et codes différents.
L'erreur classique a eviter
FAUX : confondre choix avec ordre et choix sans ordre. Pour désigner délégués (mêmes rôles) parmi , écrire , c’est compter deux fois chaque paire.
VRAI : sans rôle distinct, l’ordre ne compte pas, on prend un coefficient binomial : On garde uniquement si les deux postes sont différents (un président et un trésorier), c’est-à-dire quand l’ordre compte.
A retenir pour le jour J
Loi binomiale : , , . Pour la variance d’une variable quelconque, pense à Koenig-Huygens : . Une inégalité de concentration donne toujours un , jamais un : c’est une borne. Et avant de dénombrer, pose-toi une seule question : « l’ordre compte-t-il ? » Oui permutations ou principe multiplicatif ; non coefficient binomial .