Le calcul intégral prolonge directement le chapitre sur les primitives : il permet de mesurer une aire sous une courbe et, plus généralement, de cumuler les valeurs d’une fonction sur un intervalle. Tout repose sur une idée centrale : pour intégrer f, on commence par en chercher une primitive F.
Intégrale d'une fonction continue
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a;b] et F une primitive de f sur cet intervalle. L’intégrale de f entre a et b est le nombre réel :
∫abf(x)dx=F(b)−F(a).
On note souvent ce calcul [F(x)]ab=F(b)−F(a). Le résultat ne dépend pas de la primitive choisie : la constante s’élimine dans la soustraction.
Calculer une intégrale
- Déterminer une primitive F de f (la constante +k est inutile ici).
- Écrire [F(x)]ab.
- Calculer F(b)−F(a) en remplaçant x par la borne supérieure b, puis par la borne inférieure a.
Exemple. ∫13x2dx=[3x3]13=333−313=327−1=326.
Interprétation comme une aire
Si f est positive sur [a;b] (c’est-à-dire f(x)≥0), alors
∫abf(x)dx
est égale à l’aire, exprimée en unités d’aire, du domaine compris entre la courbe de f, l’axe des abscisses et les droites verticales d’équations x=a et x=b.
Relation de Chasles
Pour tout réel c de l’intervalle (avec f continue) :
∫abf(x)dx=∫acf(x)dx+∫cbf(x)dx.
On peut ainsi « découper » un intervalle d’intégration en deux morceaux.
Les pièges classiques
- Inverser les bornes dans la soustraction : on calcule bien F(b)−F(a), et non l’inverse.
- Oublier qu’une primitive de xn s’obtient en divisant par n+1 : une primitive de x2 est 3x3.
- Ajouter une constante +k : inutile pour une intégrale, car elle disparaît dans F(b)−F(a).
- Confondre e0 et 0 : on a e0=1, donc ∫01exdx=e−1, pas e.