Une bille, une canette, une pyramide, un cornet de glace : derrière chacun de ces objets se cache une formule de volume. Et quand on agrandit ou qu’on réduit un solide, ses longueurs, ses aires et ses volumes ne changent pas tous au même rythme. Ce chapitre rassemble les volumes usuels du brevet et la règle clé de l’agrandissement-réduction : longueurs ×k, aires ×k2, volumes ×k3.
Calculer un volume (et l'arrondir)
- Identifier le solide et choisir la bonne formule.
- Repérer les données : rayon R, hauteur h, aire de base… en vérifiant qu’elles sont dans la même unité.
- Remplacer, puis donner la valeur exacte en fonction de π si on la demande (par exemple 288π).
- Pour une valeur approchée, remplacer π par sa valeur et arrondir comme demandé, sans oublier l’unité cube.
Exemple : une boule de rayon R=6 cm a pour volume V=34×π×63=34×216π=288π≈904,8 cm3.
Agrandissement et réduction de rapport k
Agrandir ou réduire une figure (ou un solide) de rapport k (k>0), c’est multiplier toutes ses longueurs par k :
- si k>1, c’est un agrandissement (l’objet devient plus grand) ;
- si 0<k<1, c’est une réduction (l’objet devient plus petit) ;
- si k=1, l’objet est inchangé.
L’objet obtenu a exactement la même forme que l’original : seules ses dimensions changent.
Effet sur les longueurs, les aires et les volumes
Lors d’un agrandissement ou d’une réduction de rapport k :
- les longueurs (côtés, périmètres, rayons, diagonales…) sont multipliées par k ;
- les aires (surfaces, aires de base, aires totales…) sont multipliées par k2 ;
- les volumes sont multipliés par k3.
longueurs×kaires×k2volumes×k3
Utiliser le rapport k
- Repérer k : c’est le rapport entre une longueur de l’image et la longueur correspondante de l’original, k=ancienne longueurnouvelle longueur.
- Choisir la bonne puissance de k selon la grandeur cherchée :
- une longueur → multiplier par k ;
- une aire → multiplier par k2 ;
- un volume → multiplier par k3.
- Calculer, puis garder l’unité (cm pour une longueur, cm2 pour une aire, cm3 pour un volume).
Exemple : si k=3, une aire de 12 cm2 devient 12×32=108 cm2, et un volume de 5 cm3 devient 5×33=135 cm3.
Section d'un solide (notion)
Couper un solide par un plan fait apparaître une surface plane appelée section. Sa forme dépend du solide et de la façon dont le plan le traverse :
- la section d’un pavé droit ou d’un cylindre par un plan parallèle à une face (ou à la base) est une figure identique à cette face (rectangle, disque…) ;
- la section d’une pyramide ou d’un cône par un plan parallèle à la base est une réduction de la base : on retrouve alors un rapport k et la règle des aires ×k2 et des volumes ×k3.
Les pièges à éviter
- Confondre les puissances de k : les longueurs sont en ×k, mais les aires en ×k2 et les volumes en ×k3. Ne jamais multiplier un volume seulement par k.
- Oublier le facteur 31 : pour une pyramide ou un cône, le volume est un tiers de Abase×h, pas le produit complet.
- Se tromper d’unité : un volume se donne en unités cubes (cm3, m3). Vérifier aussi que rayon et hauteur sont exprimés dans la même unité avant de calculer.
- Mélanger valeur exacte et valeur approchée : 288π est la valeur exacte ; ≈904,8 cm3 en est une valeur approchée. On n’écrit pas 288π≈904,8 comme une égalité.