Cours de Cinquième sur les angles et le parallélisme : angles alternes-internes et correspondants formés par deux droites et une sécante, et caractérisation des droites parallèles. Exercices corrigés.
8 exercices corrigés · Cycle 4 - classe de cinquième (programme 2026) · Mis à jour en juin 2026
Sur un plan de jeu, un terrain de basket ou un écran, on a souvent besoin de savoir si deux lignes sont vraiment parallèles. Plutôt que de mesurer leur écart partout, il existe une astuce : on trace une troisième droite qui les coupe, et on compare des angles. Dans ce chapitre, tu vas apprendre à repérer les angles alternes-internes et correspondants formés par deux droites et une sécante, puis à t’en servir pour prouver que deux droites sont parallèles.
Ce que tu sauras faire
À la fin de ce chapitre, je sais :
repérer une sécante qui coupe deux droites et nommer les angles qu’elle forme ;
reconnaître deux angles alternes-internes (en forme de Z) et deux angles correspondants (en forme de F) ;
utiliser que si les droites sont parallèles, alors ces angles sont égaux ;
utiliser la propriété inverse : si ces angles sont égaux, alors les droites sont parallèles ;
rédiger une petite démonstration de parallélisme à partir de deux angles de même mesure.
À quoi ça sert ?
Le parallélisme est partout dès qu’on veut des lignes « bien droites côte à côte ». Sur un terrain de basket, les deux lignes de touche doivent rester parallèles d’un bout à l’autre, sinon le terrain est faussé. Quand tu poses des routes dans un jeu de construction comme Roblox, deux voies parallèles ne se rencontrent jamais. Même les rayures d’une paire de sneakers ou les lignes d’un terrain dessiné sur TikTok semblent justes parce qu’elles sont parallèles. Le souci, c’est qu’on ne peut pas vérifier le parallélisme « à l’œil ». Les angles, eux, donnent une preuve sûre : si les bons angles sont égaux, les droites sont parallèles, et on peut le démontrer.
Deux droites et une sécante
On part de deux droites(d1) et (d2). Une troisième droite qui coupe ces deux droites s’appelle une sécante.
La sécante coupe (d1) en un point et (d2) en un autre point. À chacun de ces deux points de croisement, il se forme quatre angles. En tout, deux droites coupées par une sécante font donc huit angles, et c’est en comparant certains d’entre eux qu’on étudie le parallélisme.
Angles alternes-internes (la forme en Z)
Deux angles formés par (d1), (d2) et une sécante sont alternes-internes lorsqu’ils sont à la fois :
internes, c’est-à-dire situés entre les deux droites (d1) et (d2) ;
alternes, c’est-à-dire de part et d’autre de la sécante (l’un d’un côté, l’autre de l’autre côté).
Pour les reconnaître d’un coup d’œil, ils dessinent une sorte de lettre Z (ou de Z à l’envers) le long de la sécante. Sur la figure, les angles 1 et 2 ci-dessous sont alternes-internes.
Angles correspondants (la forme en F)
Deux angles formés par (d1), (d2) et une sécante sont correspondants lorsqu’ils sont :
du même côté de la sécante ;
placés de la même façon par rapport à chacune des deux droites : par exemple tous les deux au-dessus de leur droite et à droite de la sécante.
Pour les repérer, ils dessinent une sorte de lettre F (ou de F retourné). L’un est « collé » au point de croisement sur (d1), l’autre occupe exactement la même position au point de croisement sur (d2).
Si les droites sont parallèles, alors les angles sont égaux
C’est la première propriété, le sens le plus utilisé pour calculer une mesure d’angle.
Si deux droites parallèles sont coupées par une sécante, alors :
les angles alternes-internes ont la même mesure ;
les angles correspondants ont la même mesure.
Autrement dit : (d1)∥(d2) et deux angles alternes-internes (ou correspondants) ⟹ ces deux angles sont égaux.
Le sens « parallèles → angles égaux »
On résume avec des angles nommés. Si (d1)∥(d2) et que 1 et 2 sont alternes-internes, alors :
1=2
De même, si 1 et 3 sont correspondants et que (d1)∥(d2), alors :
1=3
C’est ce sens qui permet, connaissant un angle, de trouver la mesure de son partenaire.
Si les angles sont égaux, alors les droites sont parallèles
C’est la propriété inverse (la réciproque), celle qui sert à démontrer le parallélisme.
Si deux droites coupées par une sécante forment deux angles alternes-internes égaux (ou deux angles correspondants égaux), alors ces deux droites sont parallèles.
Autrement dit : deux angles alternes-internes (ou correspondants) de même mesure⟹(d1)∥(d2).
C’est exactement la propriété qu’on utilise quand on veut prouver, sur une figure ou un plan, que deux lignes ne se rencontreront jamais.
Trouver la mesure d'un angle quand les droites sont parallèles
On sait que les droites sont parallèles et on cherche un angle à partir d’un autre.
Repérer la sécante et les deux points de croisement.
Identifier la nature des deux angles : alternes-internes (forme en Z) ou correspondants (forme en F).
Comme les droites sont parallèles, écrire que ces deux angles sont égaux.
Conclure en donnant la mesure cherchée, avec l’unité (le degré).
Exemple : (d1)∥(d2), la sécante forme deux angles correspondants 1 et 2, et 1=70°. Comme les droites sont parallèles, 2=1=70°.
Démontrer que deux droites sont parallèles
On veut prouver que (d1) et (d2) sont parallèles.
Tracer (ou repérer) une sécante qui coupe les deux droites.
Choisir deux angles bien placés : soit alternes-internes, soit correspondants.
Vérifier (ou utiliser les données) qu’ils ont la même mesure.
Conclure avec la propriété : « deux angles alternes-internes (ou correspondants) de même mesure, donc les droites sont parallèles. »
La phrase de conclusion doit toujours citer la propriété utilisée : c’est elle qui transforme une simple égalité d’angles en preuve de parallélisme.
Un exemple rédigé
Deux droites (d1) et (d2) sont coupées par une sécante. Elle forme un angle de 55° sur (d1) et un angle correspondant de 55° sur (d2).
Les angles de 55° et 55° sont correspondants et ils ont la même mesure (55°=55°).
Or, si deux angles correspondants sont égaux, alors les droites sont parallèles.
Donc (d1) et (d2) sont parallèles.
On voit que la mesure exacte (55°) n’a pas d’importance en elle-même : ce qui compte, c’est que les deux angles soient égaux.
Astuce : la lettre Z et la lettre F
Pour ne plus confondre, suis du doigt le tracé entre les deux angles :
si tu dessines un Z (deux angles à l’intérieur, de chaque côté de la sécante) → alternes-internes ;
si tu dessines un F (deux angles du même côté, à la même place) → correspondants.
Dans les deux cas, droites parallèles riment avec angles égaux. Si les droites ne sont pas parallèles, les angles ne sont, en général, pas égaux.
Les pièges à éviter
Croire que deux angles « qui se ressemblent » sont toujours égaux.« Ces deux angles ont l’air pareils, donc ils sont égaux. »FAUX. L’égalité n’est garantie que si les droites sont parallèles. Sans cette information, on ne peut pas affirmer que deux angles alternes-internes ou correspondants sont égaux.
Confondre alternes-internes et correspondants.« De toute façon, c’est le même type d’angles. »FAUX. Les alternes-internes sont de part et d’autre de la sécante (forme en Z) ; les correspondants sont du même côté (forme en F). On choisit la propriété qui correspond à la paire qu’on observe.
Oublier de citer la propriété dans une démonstration.« Les angles sont égaux, donc c’est parallèle. »FAUX (incomplet). Il faut nommer la propriété : « deux angles correspondants égaux, donc les droites sont parallèles ». C’est cette phrase qui justifie la conclusion.
Inverser le sens du raisonnement. Pour calculer un angle, on part de « droites parallèles » pour en déduire « angles égaux ». Pour démontrer le parallélisme, on part de « angles égaux » pour en déduire « droites parallèles ». On ne mélange pas les deux sens dans une même justification.
Exercices corrigés
Du plus simple au plus exigeant. Cherche d'abord seul, puis déroule le corrigé détaillé.
Quand deux droites sont coupées par une troisième droite appelée sécante, deux angles sont alternes-internes lorsqu'ils sont situés entre les deux droites (à l'intérieur) et de part et d'autre de la sécante, c'est-à-dire de chaque côté de la sécante. Ils forment une sorte de lettre Z.
Qu'est-ce que deux angles correspondants ?
Quand deux droites sont coupées par une sécante, deux angles sont correspondants lorsqu'ils sont du même côté de la sécante et placés de la même façon par rapport à chacune des deux droites, l'un au-dessus, l'autre au-dessus, par exemple. Ils forment une sorte de lettre F.
Comment montrer que deux droites sont parallèles avec les angles ?
On repère deux angles alternes-internes ou deux angles correspondants formés par les deux droites et une sécante. Si ces deux angles ont la même mesure, alors les deux droites sont parallèles. C'est la propriété qui sert à démontrer le parallélisme à partir d'angles égaux.