En STMG, les suites servent surtout à modéliser une évolution dans le temps : un capital placé, le prix d’un abonnement, le nombre d’abonnés d’une page. Deux modèles reviennent sans arrêt : soit on ajoute toujours la même chose (arithmétique, croissance linéaire), soit on multiplie toujours par la même chose (géométrique, croissance exponentielle).
À la fin de ce chapitre, je sais…
- reconnaître si une suite est arithmétique ou géométrique ;
- calculer un terme avec la formule du terme général ;
- déterminer le sens de variation d’une suite ;
- traduire une évolution en pourcentage par une suite géométrique ;
- choisir le bon modèle pour une situation économique concrète.
À quoi ça sert ?
Tu places 1000 € sur un livret à 3% par an : l’an prochain tu auras 1030 €, puis tu gagneras des intérêts sur les intérêts. C’est une suite géométrique. À côté, un abonnement de streaming qui augmente de 1 € chaque année suit, lui, une suite arithmétique. Savoir distinguer les deux, c’est savoir prévoir un budget, comparer deux offres ou anticiper une croissance.
Suite arithmétique
Une suite (un) est arithmétique de raison r si l’on passe d’un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre r :
un+1=un+r
Le nombre r peut être positif (la suite augmente) ou négatif (la suite diminue).
Terme général d'une suite arithmétique
Si (un) est arithmétique de raison r et de premier terme u0, alors pour tout entier n :
un=u0+nr
Si la suite démarre à u1, on utilise plutôt un=u1+(n−1)r.
Suite géométrique
Une suite (un) est géométrique de raison q (avec q=0) si l’on passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre q :
un+1=q×un
Terme général d'une suite géométrique
Si (un) est géométrique de raison q et de premier terme u0, alors pour tout entier n :
un=u0×qn
Si la suite démarre à u1, on utilise un=u1×qn−1.
Sens de variation
- Suite arithmétique : le sens dépend du signe de r. Si r>0 elle est croissante, si r<0 elle est décroissante.
- Suite géométrique de premier terme positif : si q>1 elle est croissante, si 0<q<1 elle est décroissante.
Reconnaître la nature d'une suite
- Calculer la différence un+1−un entre deux termes consécutifs : si elle est constante, la suite est arithmétique et cette constante est la raison r.
- Sinon, calculer le quotient unun+1 : s’il est constant, la suite est géométrique et ce quotient est la raison q.
Exemple : épargne contre abonnement
Épargne. On place 1000 € à 3% par an. La raison est q=1+1003=1,03 et u0=1000. Au bout de 2 ans :
u2=1000×1,032=1060,90 €.
Abonnement. Un abonnement coûte 120 € la première année puis augmente de 6 € par an. La raison est r=6 et u1=120. La cinquième année :
u5=120+(5−1)×6=144 €.
À ne pas confondre
- FAUX : « augmenter de 3%, c’est ajouter 3 ». VRAI : c’est multiplier par 1,03 (donc une suite géométrique, pas arithmétique).
- Arithmétique : on ajoute la raison. Géométrique : on multiplie par la raison.
- Attention à l’indexation : selon que la suite commence à u0 ou u1, la formule change (un=u0+nr ou un=u1+(n−1)r).