Les probabilités conditionnelles servent à réévaluer une probabilité dès qu’une information nouvelle est connue. C’est l’outil clé pour modéliser des expériences à deux étapes : un tirage qui dépend du précédent, un test de dépistage, deux usines de production… L’arbre pondéré en est la traduction visuelle.
Probabilité conditionnelle
Soit A et B deux événements, avec P(A)=0. La probabilité de B sachant A est :
PA(B)=P(A)P(A∩B)
Elle mesure la probabilité que B se réalise lorsqu’on sait déjà que A est réalisé.
Règles de l'arbre pondéré
Sur un arbre pondéré :
- On multiplie les probabilités rencontrées le long d’une même branche pour obtenir la probabilité du chemin correspondant.
- La somme des probabilités des branches issues d’un même nœud est égale à 1.
Ainsi, sachant A, on a toujours PA(B)+PA(B)=1.
Événements indépendants
Deux événements A et B sont indépendants lorsque :
P(A∩B)=P(A)×P(B)
Cela signifie que la réalisation de A ne modifie pas la probabilité de B : lorsque P(A)=0, on a alors PA(B)=P(B).
Tester l'indépendance de deux événements
- Calculer P(A)×P(B).
- Déterminer P(A∩B) (donné, ou lu sur un tableau / un arbre).
- Comparer les deux résultats : s’ils sont égaux, A et B sont indépendants ; sinon, ils ne le sont pas.
Les pièges classiques
- Ne pas confondre PA(B) (on divise par P(A)) et PB(A) (on divise par P(B)) : en général PA(B)=PB(A).
- Indépendant n’est pas incompatible : deux événements incompatibles (A∩B=∅) de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants.
- Pour les probabilités totales, ne pas oublier le second chemin : celui qui passe par A.