Variables aléatoires : loi de probabilité, espérance, variance et écart-type
Cours de Première sur les variables aléatoires : loi de probabilité, espérance E(X), variance V(X) et écart-type σ(X). Définitions, formules et exercices corrigés pas à pas.
8 exercices corrigés · Première générale - spécialité mathématiques · Mis à jour en juin 2026
Lancer un dé, miser à un jeu de hasard, compter le nombre de succès : à chaque fois, le résultat est un nombre soumis au hasard. Pour étudier ces situations, on associe à l’expérience une variable aléatoire, puis on résume son comportement par trois indicateurs : l’espérance, la variance et l’écart-type.
Variable aléatoire
Soit une expérience aléatoire. Une variable aléatoireX est une fonction qui associe à chaque issue de l’expérience un nombre réel.
L’ensemble des valeurs prises par X se note {x1,x2,…,xn}.
Loi de probabilité
La loi de probabilité de X associe à chaque valeur xi la probabilité pi=P(X=xi). On la présente souvent dans un tableau :
xi
x1
x2
…
xn
P(X=xi)
p1
p2
…
pn
Chaque probabilité vérifie 0⩽pi⩽1.
La somme des probabilités vaut 1
Pour toute loi de probabilité, la somme de toutes les probabilités est égale à 1 :
p1+p2+⋯+pn=∑i=1nP(X=xi)=1
Cette égalité sert à vérifier un tableau ou à retrouver une probabilité manquante.
Espérance
L’espérance de X est le nombre :
E(X)=∑i=1nxiP(X=xi)=x1p1+x2p2+⋯+xnpn
C’est la valeur moyenne de X que l’on obtiendrait en répétant l’expérience un très grand nombre de fois.
Variance et écart-type
La variance de X mesure la dispersion des valeurs autour de l’espérance :
V(X)=∑i=1n(xi−E(X))2P(X=xi)
En pratique, on utilise plutôt la formule de König-Huygens, souvent plus rapide :
V(X)=E(X2)−(E(X))2ouˋE(X2)=∑i=1nxi2P(X=xi)
L’écart-type est la racine carrée de la variance :
σ(X)=V(X)
Contrairement à la variance, l’écart-type s’exprime dans la même unité que X.
Calculer E(X), V(X) et σ(X)
Dresser le tableau de la loi de probabilité et vérifier que ∑P(X=xi)=1.
Calculer l’espérance E(X)=∑xiP(X=xi).
Calculer E(X2)=∑xi2P(X=xi).
En déduire la variance V(X)=E(X2)−(E(X))2, puis l’écart-type σ(X)=V(X).
Jeu équitable
À un jeu d’argent, on note X le gain algébrique du joueur (gains comptés positivement, mises et pertes négativement). Le jeu est dit équitable lorsque :
E(X)=0
Si E(X)>0, le jeu est favorable au joueur ; si E(X)<0, il lui est défavorable (et donc favorable à l’organisateur).
Les pièges classiques
L’espérance n’est pas la moyenne des xi : il faut pondérer chaque valeur par sa probabilité.
Dans la formule de König-Huygens, on calcule E(X2) avec les xi2, pas(E(X))2 : ces deux nombres sont en général différents.
Une variance est toujours positive (V(X)⩾0) : un résultat négatif signale une erreur de calcul.
Pour le gain à un jeu, ne pas oublier de retrancher la mise lorsqu’elle est versée dans tous les cas.
Exercices corrigés
Du plus simple au plus exigeant. Cherche d'abord seul, puis déroule le corrigé détaillé.
Une variable aléatoire X est une fonction qui associe un nombre réel à chaque issue d'une expérience aléatoire. Sa loi de probabilité donne, pour chaque valeur possible x indice i, la probabilité P(X = x indice i) que X prenne cette valeur.
Comment calculer l'espérance d'une variable aléatoire ?
L'espérance se calcule avec la formule E(X) = Σ x indice i × P(X = x indice i) : on multiplie chaque valeur par sa probabilité, puis on additionne tous ces produits. Elle représente la valeur moyenne de X sur un très grand nombre de répétitions.
Quelle est la différence entre variance et écart-type ?
La variance V(X) mesure la dispersion des valeurs autour de l'espérance ; elle se calcule par V(X) = E(X au carré) − (E(X)) au carré. L'écart-type σ(X) = racine de V(X) est sa racine carrée : il s'exprime dans la même unité que X et se lit donc plus facilement.